Livres recommandés(Résister et construire)

De Calvinisme
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BERTHOUD Jean-Marc

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Des Actes de l'Eglise - Le christianisme en Suisse Romande

171 pages, broché, 1993, (Préface de Pierre Courthial)

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (27 francs)

Non par nostalgie mais par nécessité, nous devons nous souvenir des antiques sentiers. C'est le Maître de l'histoire lui-même qui nous y exhorte dans sa Parole divine est infaillible.

Ce passionnant ouvrage nous en donne une excellente occasion.

De l'empire romain à notre époque, l'auteur y brosse les portraits de neufs personnages ayant séjourné ou vécu en Suisse francophone : Saint Maurice, Bernard de Clairvaux, Olivétan, Pierre Viret, Claude Brousson, Abraham Davel, Antoine Court, Alexandre Vinet et Marcel Regamey.

Nous sommes fortement émus est frappé par le témoignage et le courage de ces hommes de Dieu. Mais ce n'est pas tout. Par la description détaillée de l'environnement politico-religieux dans lequel ont oeuvré ses combattants d'hier, nous discernons bon nombre d'éléments indispensables à notre lutte contre les hérésies d'aujourd'hui.

Et ainsi, comme l'écrit Pierre Courthial dans sa préface, nous comprenons mieux encore que “certaines amnésies peuvent êtres fatals” et que “tout chrétien fidèle à vocation d'historien”.




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L'Alliance de Dieu

152 pages, broché, 2005 (Préface d’Olivier Favre)

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (30 francs)

La grande attention portée sur l’individu et son vécu que l’on observe dans nos sociétés modernes dites « avancées » n’est pas sans influencer la théologie. Alors que d’innombrables ouvrages traitant de la quête spirituelle individuelle paraissent chaque année, les livres relatifs à des sujets moins directement centrés sur l’individu et ses besoins se raréfient.

L’Alliance de Dieu va à l’encontre de cette tendance. S’il n’est pas sans toucher à la manière dont la spiritualité personnelle est vécue, cet ouvrage part d’un point de vue plus objectif : la manière dont le Dieu infini et personnel se révèle à sa création. Car tel est l’enjeu principal de la théologie de l’Alliance : comment le Dieu trinitaire qui transcende totalement sa création, s’approche-t-il de celle-ci – et plus particulièrement des hommes – pour s’y révéler ?

Sans être un livre de théologie systématique – puisqu’il s’agit d’une série de prédications –, l’Alliance de Dieu aborde avec clarté et vigueur les principaux aspects de son sujet. L’auteur de cet ouvrage manifeste également un souci constant de compréhension historique des textes étudiés et d’application des vérités révélées aux réalités présentes. Le lecteur n’a donc jamais l’impression d’évoluer dans des sphères trop abstraites.

Au fil des chapitres, le lecteur découvrira la richesse du sujet et sera conduit à réfléchir notamment aux trois thèmes suivants :

  1. La nature et la structure de l’Alliance de Dieu (quelles personnes met-elle en présence, quelles en sont les caractéristiques principales, quels éléments la composent invariablement, etc.)
  2. L’articulation entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance (assiste-t-on à une rupture radicale ou à une progression ? quels sont les enjeux liés à la manière dont on articule les deux Testaments ?)
  3. La question du baptême considérée comme sacrement de l’Alliance (avec les conséquences que cela a sur sa signification et son administration).

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Apologie pour la Loi de Dieu

206 pages, broché, 1996 (Préface de Pierre Courthial)

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (28 francs)

Rien d'étonnant que dans ce monde règne une si grande confusion. Comment pourrait-il en être autrement, alors que le Dieu de Jésus-Christ y a tout simplement été évacué, relégué au rang de religion pas plus mauvaise qu'une autre ?

Mais que dire alors de l'Église qui, et il est bien attristant de le constater, elle aussi souffre de la confusion de ses membres ? Celle-ci se caractérise presque toujours par une tentative (la plupart du temps inconsciente) de séparation entre Jésus-Christ, l'homme pleinement Dieu, et sa Parole. Il est à craindre qu'un nombre incalculable de chrétiens aujourd'hui, tout en confessant le Christ de leur bouche, en même temps dans leur intelligence et leur vie le renient parce qu'ils rejettent ses enseignements, ses commandements, sa loi. “Nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce !” lancent-ils pour tenter de se justifier. Malheureusement, une telle affirmation, si elle est entièrement vraie dans le contexte où l'apôtre Paul l'emploie, n'en est cependant pas moins entièrement fausse quant à l'attitude que les fils de Dieu devraient avoir vis-à-vis de sa loi. La confusion qui nous préoccupe n'est donc pas due au hasard : elle est étroitement liée à l'ignorance de ceux qui, pourtant, devraient maintenant être des maîtres.

Apologie pour la loi de Dieu vient donc à point pour nous redire l'importance et la beauté de la loi divine, redire qu'il n'y a pas de salut en dehors d'une grâce qui confère à celui qui la reçoit la capacité et la volonté d'obéir aux commandements de Dieu. Cet ouvrage nous redira aussi la souveraineté de Dieu dans toutes les affaires de la création, ici, maintenant et dans tous les temps, déplorant alors la situation tragique dans laquelle nous nous trouvons lorsque non seulement le peuple rejette la loi de Dieu, mais, bien plus, les autorités, les gouvernements. Car, comme le dit fort bien le Doyen Pierre Courthial dans sa Préface :

Alors que la Loi de Dieu, révélée tant dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament, et concernant la vie personnelle, conjugale, familiale, économique, sociale, scientifique, politique, etc.… des hommes, est bafouée, ridiculisée, mise au rebut, même par ceux que Dieu appelle cependant à être "sel de la terre", "lumière du monde", "colonne et soutien de la Vérité", Jean-Marc Berthoud nous apporte les raisons chrétiennes, bibliques, de reprendre, d'enseigner pour la mettre en pratique, cette Loi que Dieu a donnée pour que les hommes y marchent.


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Calvin et la France - Genève et le déploiement de la Réforme en France

124 pages, broché, 1999

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (28 francs)« Mobiles Historiques »

Sa doctrine détestable de l'élection divine rend vaine toute action missionnaire ou évangélisatrice. Si certaines personnes sont prédestinées à être sauvées, alors, par simple calcul arithmétique, les autres sont prédestinées à être perdues, et, en conséquence, on ne peut rien y faire.

Rien de plus faux que ces propos sur Calvin et sur le rôle de la doctrine réformée dans l'évangélisation. S'il est vrai que le réformateur de Genève a fortement insisté sur la prédestination, on a trop souvent tendance à oublier qu'il a remis en lumière la responsabilité de l'homme devant Dieu, doctrine qui ne pousse pas vraiment à la léthargie ou au fatalisme !

Si Calvin le Français s'installe dans la Cité du bout du lac, ce n'est pas pour s'enfermer dans une citadelle imprenable, jouant le rôle d'un théocrate dictatorial, comme on a bien souvent voulu nous le faire croire. Au contraire, Calvin a le désir de trouver un lieu sûr afin d'y établir une « Église dressée », c'est-à-dire non pas simplement un groupement de personnes réunies autour de l'étude de la Bible, comme c'était le plus souvent le cas en France à cette époque, mais une Église avec une véritable structure et une discipline ecclésiale. Et à partir de ce fondement solide, par la proclamation forte et journalière de la Parole de Dieu, contribuer ainsi le mieux possible au développement du royaume de Dieu et de sa gloire.

Et l'évangélisation fait partie de cette volonté de glorifier le Dieu trois fois saint dans tous les domaines de la vie des hommes. Pour s'en convaincre, il n'est que de voir le nombre d'étudiants qui passèrent par l'Académie de Genève et des pasteurs qui se formèrent à la prédication de Calvin puis retournèrent en France, parfois au péril de leur vie. Loin de favoriser un comportement religieux défensif, la Genève réformée fut le point de départ d'un élan prodigieux pour la proclamation de l'Évangile tant en France que dans toute l'Europe et même au-delà, élan qui aboutit à la restauration chrétienne de la culture au renouvellement de la société tout entière.


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Création, Bible et Science - les fondements de la métaphysique, l'oeuvre créatrice divine et l'ordre cosmique

418 pages, broché, 2008

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (50 francs)

Création, Bible et Science est un peu à l’image de L’Ecole et la Famille contre l’Utopie paru il y a maintenant dix ans (et forme le deuxième volet de ce qui peut être considéré comme un diptyque) : ouvrage de synthèse, il rassemble le fruit de plusieurs années de travail et met en évidence à la fois l’unité et la diversité des préoccupations de Jean-Marc Berthoud.

Unité, car la théologie de la création et ses innombrables implications ont toujours été – avec les questions familiales et scolaires – au cœur de la pensée de Jean-Marc Berthoud. Loin d’abandonner la question de l’origine du monde aux scientifiques comme le veut l’esprit du temps, l’auteur s’est penché de près sur les enjeux théologiques, exégétiques, philosophiques et scientifiques de la question. Ainsi, toute la première partie de Création, Bible et Science consiste en un commentaire respectueux du texte – mais aussi polémique et pratique, c’est là une des forces de Jean-Marc Berthoud – des premiers chapitres de la Genèse. Il dégage les distinctions et les lignes de force établies par ces textes, distinctions premières qui ne sont en fait que les premiers principes de toute saine métaphysique.

Diversité, car Jean-Marc Berthoud refuse de cantonner son étude de la création du monde uniquement à la théologie, comme cela arrive parfois. Ainsi, les réflexions relatives à la création vont en entraîner d’autres d’ordre éthique, historique mais également épistémologique. Les deuxième et troisième parties de cet ouvrage sont composées d’études ponctuelles consacrées à l’un ou à l’autre de ces domaines. Les principes dégagés dans la première partie du livre y sont appliqués aux divers ordres de la création et de la vie des hommes, permettant ainsi de dégager les erreurs métaphysiques qui se trouvent à la base du désordre dans lequel sombre notre monde. Le ton est souvent polémique, le contenu toujours stimulant. Le tout s’achève sur une très riche bibliographie qui permettra à tous ceux qui le désirent de prolonger la réflexion.


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L'école et la famille contre l'utopie

332 pages, broché, 1997 (Préface d’Olivier Delacrétaz)

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (40 francs)

A l'heure où les politiciens et les juristes de nombreux pays occidentaux sont sommés – lorsqu'ils n'en sont pas eux-mêmes les instigateurs – de donner un statut aux couples homosexuels, bon nombre de personnes, pas encore atteintes par ce virus que Jean-Marc Berthoud nomme utopie, s'interrogent. Et ce questionnement est souvent difficile : nous sommes en effet tiraillés entre ce qui nous reste de bon sens, profondément ancré en notre être, et des arguments homophiles dont nous avons peine à détecter le caractère fallacieux.

Lorsque le débat est porté sur des questions pédagogiques et scolaires, les choses se compliquent encore. Une insatisfaction quasi générale règne en matière d'école, un flou tout aussi important dans le domaine de l'éducation et, comble du malheur, aucune solution ne paraît satisfaisante. Un nouveau tiraillement se développe alors, similaire au premier, entre des certitudes profondes et la difficulté de répondre aux idéologues de tous bords.

L'École et la famille contre l'utopie devrait aider le lecteur à sortir de cette impasse inconfortable. Au travers de multiples articles, le plus souvent écrits dans des contextes particuliers, Jean-Marc Berthoud élabore une pensée qui, comme le dit si bien Olivier Delacrétaz dans sa Préface, est un contrepoison. Celui-ci, de par son caractère radical – allant jusqu'à la racine des problèmes – et parfois même sa violence, pousse le lecteur à remettre en cause tout ce qui en lui relève de l'utopie. Partant de problèmes ponctuels et précis, l'auteur nous amène à réfléchir sur les fondements. Ainsi, à travers ces Annales d'un combat, il retrace l'histoire de la dérive du droit matrimonial et de la pédagogie. Il met également en évidence les conséquences catastrophiques, tant sociales que politiques, de ces mouvements. Enfin, il montre que nulle solution vraie et efficace ne peut être trouvée hors de la pensée biblique. Le Dieu souverain, créateur des cieux et de la terre, a parlé aux hommes et leur a révélé, par sa Parole-Loi, ce dont ils avaient besoin pour vivre, tant individuellement que socialement.

A l'heure paradoxale qui est la nôtre, où l'utopie semble être à son apogée tout en manifestant des faiblesses insurmontables – le mot crise n'est-il pas sur toutes les lèvres ? –, ce livre tombe à point. Selon Olivier Delacrétaz, "ces Annales ne sont pas l'occasion d'une contemplation satisfaite d'une oeuvre qui serait accomplie. C'est une mise à jour, les premiers textes éclairés et nuancés par les derniers. C'est une façon de reprendre son souffle, de rassembler ses forces. C'est une conclusion provisoire, un manifeste qui servira de point de départ pour la suite du combat". Mûrie avec les années, dans les combats et contre vents et marées, la pensée de Jean-Marc Berthoud donne des armes à qui veut s'engager dans la lutte pour le rétablissement d'un ordre familial et social chrétien, pour l'avancement du Royaume de Dieu et le bien commun des nations.


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Une religion sans Dieu - Les droits de l'homme contre l'évangile

92 pages, broché, (1993)

Éditions l’Age d’Homme Collection La Fronde (20 francs)

L'Église est aujourd'hui étouffée par une religion nouvelle qui est la contrefaçon de christianisme : le culte “ Droits de l'Homme ”. Les exigences politiques et sociales véhiculées par ces principes temporels occupent désormais plus de place dans le discours de nos autorités spirituelles que le salut des âmes humaines.

Or quel rapport y a-t-il entre l'enseignement chrétien de base et les “ Droits de l'Homme ” ? Aucun, nous dit Jean-Marc Berthoud. Se référant aux textes essentiels des traditions orthodoxes, catholique et réformée, il montre que la conception même de ses droits est étrangère au christianisme. Bien plus : qu'elle nie en faisant de l'Homme abstrait un nouveau dieu.

Par cet essai sans détours, Jean-Marc Berthoud, polémiste et homme de foi, nous interroge fraternellement : que signifie aujourd'hui être chrétien ? Acceptons-nous encore d'entendre la vraie parole du Christ ou préférons-nous, par ignorance ou par opportunisme, nous complaire dans des imposture inspirées par le progressisme socialistes et athée ?



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BERTHOUD-MONOT Rose-Marie et Jean-Marc

Mysticisme d'hier et d'aujourd'hui

168 pages, broché, 2000 (Introduction de David Vaughn)

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (25 francs)

Notre époque est marquée par ce qu'on est venu a appeler la «dérive émotionnelle», la primauté donnée au sentiment sur la raison, aux passions par rapport à l'intelligence. Notre civilisation a mis l'émotion à la première place. La conséquence directe en est l'impossibilité de toute véritable discussion. Car le débat civilisé réclame une certaine réserve, une suspension temporaire du jugement, afin de permettre aux parties de s'entendre. Notre temps, bien plutôt qu'être celui du «dialogue», de l'«ouverture», du «pluralisme», n'est en fait que celui du slogan, de l'esprit buté jusqu'à l'intolérance, de la pensée unique. La question peut être posée (et elle en vaut la peine): « Comment en sommes-nous arrivés à une pareille impasse sociale et culturelle ? »

C'est en effet à cette question que répond indirectement l'ouvrage que vous tenez en main. Le Christianisme ancien privilégiait la Vérité doctrinale, la discussion intellectuelle détaillée, la controverse, la réfutation systématique des erreurs. Par ce biais il était un instrument éducatif puissant, un facteur capital pour le développement d'une haute civilisation ou la conversation, la discussion et l'enseignement réfléchi jouaient des rôles éminemment sociaux.

Mais avec l'influence, aujourd'hui devenue prépondérante dans le monde religieux, de ce que nos auteurs appellent le «mysticisme», c'est l'émotion qui est devenue dominante. La communion avec Dieu par la médiation du Verbe a pris un chemin inattendu et funeste, celui de la fusion, de l'union irrationnelle, de la confusion intellectuelle, morale et spirituelle. Car il va de soi que si une émotion s'éprouve, elle ne peut se prouver et, conséquence, ne peut en faire l'objet d'une quelconque discussion. Autrefois la vérité conduisait la volonté, lui permettant d'aboutir à une émotion véritable, nuancée et forte. Aujourd'hui l'émotion-pulsion indifférenciée est première. Elle entraîne la volonté n'importe où. Et la raison est abandonnée à la part congrue : justifier idéologiquement les aberrations d'une émotion charnelle déchaînée.

Nos auteurs cherchent à travers des figures éminentes de l'histoire de la spiritualité chrétienne – Mme Guyon, John Wesley, Mme Penn-Lewis, Watchman Nee, John Wimber, Rick Joyner et bien d'autres – à retracer quelques-unes des étapes de la conquête de l'émotion sur la foi, du sentiment religieux sur la doctrine, de la passion sur l'intelligence. En prenant des voies historiques qui peuvent à première vue paraître être des chemins de traverses, nos auteurs éclairent cette dérive de notre civilisation, déviation spirituelle qui conduit à des impasses interdisant toute possibilité de solution discutée ou négociée aux difficultés du temps, ceci au profit des slogans, des ultimatums, des diktats, et de la pure violence.

COLLECTIF

L’actualité de Jean Calvin 1509-2009

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MESSAGES L'AGE D'HOMME

Lausanne 2009 (35 CHF)

Contributeurs à L’actualité de Jean Calvin

Christian Adjémian, d’origine française est doyen et professeur d'études bibliques à Farel faculté de théologie réformée à Montréal. Linguiste de formation ; il est l’auteur de nombreux articles linguistiques et théologiques.

Daniel Bergèse est pasteur et animateur biblique dans les Églises réformées évangéliques indépendantes (EREI) en France et Professeur associé à la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence.

Jean-Marc Berthoud, auteur et historien vivant à Lausanne où il tient une librairie chrétienne, La Proue et donne des cours de Théologie biblique dans un Collège réformé baptiste. Il est l’auteur de l’ouvrage Calvin et la France (L’Age d’Homme, 1999) et vient de publier Création, Bible et Science (L’Age d’Homme, 2008), une étude exégétique et philosophique sur les fondements créationnels et bibliques de la métaphysique.

Pietro Bolognesi est pasteur à Padoue et professeur de théologie et directeur de l’IFED (l’Institut de Formation Évangélique et de Documentation). Il a été membre de la Commission théologique de l’Alliance Evangélique mondiale (WEA). Il anime un important renouveau de la pensée calviniste en Italie où il a publié plusieurs ouvrages et fondé la revue théologique bien connue, Studi di teologia.

Douglas Kelly, pasteur et théologien américain, est Professeur de Théologie systématique et de Théologie Patristique et Médiévale à Reformed Theological Seminary à Charlotte en Caroline du Nord. Il est le traducteur en anglais des Sermons de Calvin sur II Samuel et l’auteur de plusieurs ouvrages dont, Pourquoi prier si Dieu sait déjà (Europresse, 2005) et également d’un livre capital sur la création, Création et changement en voie de traduction française. Le premier volume de sa Théologie Systématique devrait paraître prochainement en Écosse.

Paul Wells est Professeur de théologie à Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence et Directeur de La Revue réformée. Il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs livres dont le dernier a pour thème, De la croix à l'Évangile de la croix. La dynamique biblique de la réconciliation (Excelsis, 2007). Il prépare une nouvelle édition (jamais publiée) en français moderne de l’Institution de la Religion chrétienne (1560) de Jean Calvin à paraître en 2009, également chez Excelsis.

Table des matières

Préface Malcolm Ball

Chapitre I Daniel Bergèse Jean Calvin (1509–1564)

Chapitre II Jean-Marc Berthoud Humanité de Jean Calvin

Chapitre III Douglas F. Kelly Calvin pasteur, présenté par les procès-verbaux du Consistoire de Genève

Chapitre IV Daniel Bergèse Calvin et « l’affaire Servet »

Chapitre V Pietro Bolognesi Calvin théologien du Saint-Esprit

Chapitre VI Christian Adjémian Christ le Médiateur chez Calvin

Chapitre VII Christian Adjémian L’union en Christ chez Calvin Chapitre VIII Paul Wells La prédestination chez Calvin

Préface

En 2009 a lieu la célébration du 500e anniversaire de la naissance de Jean Calvin, grand réformateur français. La phrase de l’Ecclésiaste « On peut multiplier les livres sans fin » s’avérera sans doute exacte. Partout dans le monde, dans une grande variété de langues, le public aura l’embarras du choix parmi toutes sortes de commentateurs qui dissèquent sa vie, son œuvre et son héritage. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, tout le monde admet que son influence a été et reste énorme sur la culture, la politique et la théologie.

Cependant, ce qui distingue ce livre dans le monde francophone est que les différents auteurs se présentent sans ambiguïté comme appréciant Calvin, adhérant pleinement aux doctrines souvent appelées calvinistes et désirant qu’elles soient davantage acceptées dans l’Église contemporaine.

Calvin n’a jamais cherché la reconnaissance et, à sa demande, il a été enterré dans une sépulture sans aucune inscription. Alors est-il légitime de commémorer cet anniversaire et d’écrire des tomes en son honneur ? L’épître aux Hébreux 13 : 7 nous exhorte pourtant : Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu, considérez l’issue de leur vie et imitez leur foi. Pour beaucoup de chrétiens de par le monde, Calvin a été et reste un guide digne de confiance, qui a dispensé avec droiture la Parole de la vérité. Ne pas marquer cette date serait alors une grave omission. Il faut donc le faire en respectant les conseils du réformateur lui-même. Dans son commentaire sur I Corinthiens 1 : 12, il permet un certain degré d’honneur aux ministres du Christ, mais cela ne doit jamais empêcher le Christ d’avoir toute la gloire qui est son dû. Notre souhait est donc que ce livre puisse aider l’Église francophone, non pas simplement à retrouver Calvin et à l’imiter, mais surtout à imiter le Christ et à lui donner toute la gloire dans tous les domaines de la vie.

Les chapitres suivants ont d’abord été rédigés en tant que conférences lors du Colloque biblique francophone en mars 2008. Cette rencontre annuelle de responsables chrétiens, de conviction baptiste et pédobaptiste, fidèles à l’esprit de la Réforme, a pour but, entre autres, de faire connaître la richesse de la Bible dans la tradition des Réformateurs du XVIe siècle. La présence et l’active implication de personnes de nationalités différentes, tant parmi les participants que parmi les conférenciers, ont été une réelle bénédiction pour tous.

Ces études remplissent parfaitement ce but du Colloque. La plupart d’entre elles abondent de références bibliques. Etre calviniste n’est donc pas être attaché aveuglément à un héros d’autrefois. Ces doctrines et ces principes si précieux s’élèvent non pas de Calvin, même s’il a été le premier à les avoir formulés si clairement, mais des Écritures elles-mêmes.

La force de ces exposés réside dans le fait qu’ils traitent non pas de sujets habituels comme les doctrines distinctives du calvinisme, la situation historique à Genève, ou la Réforme en général, mais plutôt de thèmes souvent négligés ou mal compris, qui sont pourtant pertinents de nos jours pour la bonne santé de l’Église et pour le chrétien ordinaire. Vu la confusion qui règne dans l’Église moderne autour de ces questions, les examiner ne peut donc être que bénéfique.

Ainsi l’union du chrétien avec le Christ, un thème central du Nouveau Testament, l’était aussi chez Calvin, et combien notre assurance chrétienne en dépend ! Une bonne compréhension du rôle essentiel du Christ dans l’œuvre du salut depuis l’éternité passée souligne, parmi plusieurs choses, l’unité de tous les rachetés ainsi que celle des deux Testaments. Face aux dérives modernes quant au sujet de l’Esprit, l’enseignement équilibré de Calvin sur son activité dans la réalisation du salut nous éclaire et nous réconforte énormément. Combien Calvin a manifesté les qualités de l’homme Jésus-Christ, surtout dans ses réponses aux insultes ! En lisant le récit des problèmes pastoraux qu’il a dû affronter, nous voyons que le climat dans lequel nous sommes appelés à exercer notre ministère est bien similaire au sien. Cela doit encourager l’Église toute entière à avoir une confiance renouvelée en les moyens de grâce. L’opinion française sur le réformateur est basée principalement sur deux choses – la prédestination et Servet. Toutes les deux sont éclairées avec brio dans ces pages. La lecture du chapitre sur Servet pourrait à elle seule changer l’attitude à son sujet !

Un livre ne pourra jamais transmettre pleinement la passion des conférenciers, ni l’enthousiasme avec lequel leurs exposés ont été reçus. Néanmoins, notre prière est que ce livre puisse servir à transformer nos églises et ensuite la société, comme l’a fait le ministère de Calvin au XVIe siècle. C’est donc certainement un livre à garder et à consulter bien après cet anniversaire. Mille fois merci à Christian, Daniel, Douglas, Jean-Marc, Paul et Pietro !


Révolution et christianisme - Une appréciation chrétienne de la Révolution Française

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230 pages, broché, 1992 (Préface de Pierre Chaunu)

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (29 francs)

Les Editions l’Age d’Homme lancent une nouvelle collection intitulée Messages qui sera dirigée par Jean-Marc Berthoud. Cette collection cherchera à faire connaître les enseignements pratiques de la Parole de Dieu en publiant des ouvrages appliquant la Loi divine aux divers aspects de l’activité humaine et en rééditant des classiques chrétiens du passé montrant comment le Christianisme historique, partout où il se manifeste pleinement, exerce une influence bienfaisante dans la vie culturelle, politique, sociale et scientifique des hommes. Le premier volume de cette collection est un ouvrage collectif intitulé : Révolution et Christianisme.

Nous y trouvons des études de Jean Brun, François G. Dreyfus, Jean-Marc Daumas, Pierre Courthial, Marc Sherringham, Alain Besançon, Jean-Marc Berthoud, William Edgar, Peter Jones et Udo Middelmann. La Préface est de Pierre Chaunu et la Postface de Roger Barilier.

Voici un ouvrage tonifiant qui tranche avec la monotonie du consensus d’éloges officiels suscité par les célébrations du bi-centenaire de la Révolution française. La tradition réformée en France s’est, depuis deux siècles, très largement engagée dans la voie ambiguë d’une complicité laïque avec la Révolution. Les études contenues dans ce livre – pour la plupart dues à des plumes protestantes – marquent un revirement historiographique capital, participant ainsi au mouvement de réévaluation de la Révolution en cours depuis plusieurs années. Ces historiens réformés ne perçoivent plus le phénomène révolutionnaire uniquement sous l’angle de la libération des Eglises de la Réforme du joug persécuteur de l’alliance en France du trône et de l’autel, de la monarchie absolue et de l’Eglise catholique romaine. Ils ne considèrent plus la Révolution comme étant la marche triomphante du progrès, des idées modernes. Sous des angles divers nos auteurs font clairement paraître la Révolution française et ses métastases dans le monde entier - phénomène fort différent de ses prédécesseurs anglais et américain - comme manifestant un caractère antichrétien. L’idéologie révolutionnaire est ici perçue comme l’expression d’une volonté religieuse, politique et culturelle qui cherche à s’affranchir du Dieu créateur et de ses lois. Car c’est le Christianisme lui-même qui, avant tout autre, fit les frais de ce cataclysme spirituel.

Par contraste avec l’action révolutionnaire, ces travaux démontrent explicitement que toute transformation féconde de la société doit nécessairement prendre le chemin d’un retour des hommes et des nations au respect de Dieu et de sa Parole.

Voici un ouvrage tonifiant qui tranche avec la monotonie du consensus d’éloges officiels suscité par les célébrations du bi-centenaire de la Révolution française. La tradition réformée en France s’est, depuis deux siècles, très largement engagée dans la voie ambiguë d’une complicité laïque avec la Révolution. Les études contenues dans ce livre – pour la plupart dues à des plumes protestantes – marquent un revirement historiographique capital. Ces historiens réformés ne perçoivent plus le phénomène révolutionnaire uniquement sous l’angle de la libération des Eglises de la Réforme du joug persécuteur de l’alliance du trône et de l’autel, de la monarchie absolue et de l’Eglise catholique romaine. Ils ne considèrent plus la Révolution comme étant la marche triomphante du progrès, des idées modernes. Sous des angles divers nos auteurs font clairement paraître la Révolution française et ses métastases dans le monde entier – phénomène fort différent de ses prédécesseurs anglais et américain – comme manifestant un caractère antichrétien. L’idéologie révolutionnaire est ici perçue comme l’expression d’une volonté religieuse, politique et culturelle qui cherche à s’affranchir du Dieu créateur et de ses lois. Car c’est le Christianisme lui-même qui, avant tout autre, fit les frais de ce cataclysme spirituel.

Par contraste avec l’action révolutionnaire, ces travaux démontrent explicitement que toute transformation féconde de la société doit nécessairement prendre le chemin d’un retour des hommes et des nations au respect de Dieu et de sa Parole.

COURTHIAL Pierre

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De Bible en Bible - Le texte sacré de l’Alliance entre Dieu et le genre humain et sa vision du monde et de la vie

208 pages, broché, 2003

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (35 francs)

Dans la situation présente du monde qui accable trop de Chrétiens et pourrait en désespérer certains, alors que le Règne du Seigneur et l’autorité de son Texte sacré sont contestés jusque dans l’Eglise, et qu’ainsi le jugement de Dieu a déjà commencé par elle, arrivent, par grâce, les jours des petits recommencements. Les chrétiens fidèles, qui souffrent en constatant l’autosatisfaction régnant dans des Eglises se conformant (courageusement !) au monde du “socialement correct” et de l’“anti-christianisme de moins en moins masqué”, doivent prendre leur libre et pleine responsabilité en rétablissant, autant que faire se peut, et petit à petit, les gouvernements divers voulus par Dieu lui-même, à commencer par le gouvernement, ou la maîtrise, de soi. Dans la famille, dans la vie professionnelle, dans la cité et les nations, dans l’Eglise locale, etc., chacun de ces gouvernements ayant sa sphère d’action particulière et limitée.

Cette transformation personnelle et sociale ne peut et ne pourra pas, ne doit et ne devra pas, être imposée de haut en bas, comme si l’un ou l’autre de ces “gouvernements” légitimes (celui de l’Etat ou de l’Eglise, par exemple) avait le droit de dominer les autres ; mais, au contraire, doit et peut se réaliser de bas en haut, en partant du plus proche, le gouvernement de soi, pour s’étendre, peu à peu, à tous les autres.

Le Doyen honoraire Pierre Courthial, né à St-Cyr-au-Mont-d'Or en 1914, exerça tout son ministère pastoral dans l'Église Réformée de France, en particulier de 1951 à 1974, dans la paroisse de l'Annonciation à Paris. Quand s'établit, en 1974, la Faculté libre de Théologie réformée d'Aix-en-Provence il y enseigna l'Éthique et la Théologie pratique. Cet ouvrage constitue, en quelque sorte, son Testament spirituel.


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Le jour des petits recommencements - Essai sur l'actualité de la Parole(Évangile-Loi) de Dieu

276 pages, broché, 1996

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (36 francs)

L'Humanisme, la religion de l'Homme prétendument autonome, centre de toutes choses, juge de tout, même de Dieu, a fait du XXe siècle de notre ère celui des pires États totalitaires et des pires massacres de l'histoire.

Dans ce grand désordre spirituel, moral, intellectuel, qui a pénétré même l'Église, est venu le temps, les personnes, les familles, les diverses communautés humaines, qui écoutent et reçoivent encore la Parole de Dieu – et qui n'y est appelé ? – ont à la suivre et ainsi commencer à reconstruire une Cité terrestre habitable, telle que Dieu la veut pour le bonheur des hommes.

Tout chrétien fidèle, toute fidèle, doit se vouloir et devenir toujours plus CATHOLIQUE, c'est-à-dire "selon le tout" de la Révélation de Dieu en la Sainte Écriture et en Jésus-Christ.

Dieu se souvient de son ALLIANCE et demeure fidèle aux promesses comme aux avertissements de celle-ci.

L'Écriture Sainte du Seigneur est tout ensemble et inséparablement ÉVANGILE ET LOI, LOI ET ÉVANGILE.

L'Église doit confesser, dans la louange du Dieu Créateur, Seigneur et Sauveur :

  • les deux dogmes catholiques des premiers Conciles : celui de la SAINTE TRINITE et celui de l'INCARNATION ; Jésus-Christ est vraiment Dieu et vraiment homme ;
  • les deux dogmes catholiques de la Reformation : celui du SALUT PAR GRACE par le moyen de la foi et celui de l'autorité souveraine de l'ÉCRITURE-PAROLE DE DIEU ;
  • face à l'Humanisme, le dogme catholique qui doit être bientôt précisé est celui de la THÉONOMIE selon laquelle toute créature – et d'abord l'homme-image de Dieu, en tous les aspects de son existence – est placée sous la Loi divine.

Sursum corda ! En Haut les cœurs ! Levons les yeux vers les MONTAGNES d'où nous viendra le secours, vers la MONTAGNE de Sion, pôle céleste du monde, la Cité du grand Roi qui est aux cieux jusqu'à son Retour pour transfigurer l'univers!

Le Doyen honoraire Pierre Courthial exerça tout son ministère pastoral dans l'Église réformée de France, en particulier de 1951 à 1974, dans la paroisse de l'Annonciation à Paris. Quand s'établit, en 1974, la Faculté libre de Théologie réformée d'Aix-en-Provence, il y enseigna l'Éthique et la Théologie pratique. Cet ouvrage est le fruit plein de la sève de son enseignement fidèle à toute la Parole-Loi de Dieu.

GABORIAU Florent

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Trente ans de théologie française - dérive et genèse

258 pages, broché, 2003 (Préface de Pierre Courthial)

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (40 francs)

Du loin de son exil allemand, Florent Gaboriau a eu tout loisir de suivre l'évolution de la théologie catholique française de ces trente dernières années. Il nous livre dans cet ouvrage le fruit de ses observations et de ses réflexions.

Le lecteur assiste ainsi à la montée, puis à la domination d'une théologie qui fait sienne, pour une part, l'héritage de la pensée heideggerienne. Ceci en vue de tenter de renouveler la pensée de l'Église ; mais alors la notion d'herméneutique perd son sens traditionnel d'interprétation fidèle du texte biblique (qui la rendait très proche de celle d'exégèse) pour devenir le cri de ralliement de tous ceux qui cherchent à se démarquer de l'héritage théologique traditionnel. Le but est alors de présenter de nouvelles interprétations du message biblique, interprétations jugées plus aptes à relever les défis de la Modernité.

L'auteur cite largement les herméneutes qu'il critique, ce qui permet au lecteur de se faire une idée précise de la nature des ambitions théologiques de ces derniers. Il apparaît rapidement que ces théologiens ont le projet de renouveler fondamentalement les études théologiques et la vie de l'Église en faisant quasiment table rase de deux mille ans de pensée chrétienne. Trente ans de théologie française se mue ainsi rapidement en un développement et une application à la théologie de la Fable de La Fontaine La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Boeuf :

La chétive pécore

S'enfla si bien qu'elle creva.

Détaché de sa nécessaire soumission à l'Écriture, l'univers de la théologie française de ces trente dernières années serait-il devenu ce marais dans lequel les coassements peuvent donner le change ? Le moment vient d'en dresser l'inventaire...

Docteur en philosophie de l’Université allemande (Münster en Westphalie), docteur en théologie (Rome), l’auteur a enseigné l’une et l’autre de ces disciplines en France et à l’étranger.

La Préface est du pasteur Pierre Courthial, Doyen honoraire de la Faculté libre de Théologie réformée d'Aix-en-Provence.

GROSSU Sergiu

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L'Église persécutée - Entre Goulag et société opulent

334 pages, broché, 2002, (Préface de Jean-Marc Berthoud) Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (45 francs)

Dans le contexte d’un Occident en pleine déliquescence morale et spirituelle, la parution du livre de Sergiu Grossu est un événement d’une importance capitale. Grâce à une documentation de première main, extraordinairement précise et étendue, Sergiu Grossu évoque avec force les persécutions dont ont été victimes les Églises chrétiennes dans le bloc de l’Est. Car peut-être l’avons-nous oublié depuis : le communisme a mis en œuvre, avec une inflexible constance, la volonté farouche d’extirper de ce monde tout témoignage naturel ou surnaturel lié au Dieu Créateur. En 1848 déjà, le Manifeste du Parti Communiste de Marx et de Engels consistait, entre autres, à abolir toute application sociale des Dix Commandements. Ses auteurs avaient bien perçu que c’est dans l’obéissance des hommes aux commandements que consiste le pacte social.

Le témoignage de Sergiu Grossu porte sur le combat de ces chrétiens persécutés, cette « Église du Silence » dont lui est son épouse ont été les chroniqueurs, les porte-parole si fidèles. Contre le totalitarisme communiste, mais aussi contre l’indifférentisme du monde libre, Sergiu Grossu a mené, avec sa revue Catacombes, un combat héroïque. Ces mémoires d’un ardent chrétien, relatant l’épopée de la revue, sont aussi la chronique de notre grand affaissement intellectuel et spirituel. Un document de première valeur pour notre temps.



KAYAYAN Eric avec la collaboration de Aaron KAYAYAN

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Le chrétien dans la cité

208 pages, broché, 1995

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (28 francs)

En cette fin de vingtième siècle, nous nous trouvons devant une impasse. Nous ne savons en fait plus de quelle manière exercer nos responsabilités politiques. La perte générale du sens, dont souffrent les sciences humaines à la suite des sciences exactes, affecte également le domaine public. Le sens étant absent, il ne peut y avoir de légitimité et sans légitimité nous sommes livrés à l'arbitraire. Aux régimes totalitaires d'un passé récent s'est substituée l’indécision, et l’anarchie sociale et politique, écume que rejette un totalitarisme technocratique omniprésent.

Dans le domaine politique, comme dans bien d'autres, il serait temps de revenir à des voies anciennes trop longtemps oubliées, qui furent défrichées par la pensée chrétienne du passé. Cette pensée nous rappelle que l'ordre de la vie humaine ne doit pas être livré au jeu des fantaisies subjectives des individus et des États.

Cet ouvrage clair et percutant dû à la plume d'Eric et Aaron Kayayan (des calvinistes d'origine arménienne vivant respectivement en Afrique du Sud et aux États-Unis) restaure pour nous la vision chrétienne – plus spécifiquement biblique et réformée – de la réalité politique.

Après avoir fustigé la tentation d'une spiritualité dualiste qui opposerait vie chrétienne et vie publique, nos auteurs entreprennent un rapide survol des différentes réponses proposées par le Christianisme au cours des âges sur la question des rapports entre le pouvoir spirituel, l’Église, et le pouvoir temporel, l’État ainsi que sur le rôle que doit jouer le chrétien au sein de la société. En évoquant la réflexion d’éminents penseurs réformés – Jean Calvin, Abraham Kuyper, Jean Brun et Rousas Rushdoony – nos auteurs dégagent quelques conclusions :

  • que la vie politique appartient à l'ordre de la création, non à une nature libérée de toute dépendance envers son Créateur. Elle relève en fin de compte de Dieu ;
  • que les grandes articulations de cet ordre social nous sont révélées par l'Écriture Sainte ;
  • que la vision chrétienne de la société, en restaurant la perception d’un ordre moral et juridique qui transcende la vie politique, permet d'éviter, d'une part, l'anarchie démocratique et, de l'autre, le totalitarisme qui en est la conséquence nécessaire ;
  • qu'une telle vision chrétienne de la politique, par la ferme distinction qu'elle maintient entre le temporel et le spirituel, écarte toute tentation d'instaurer un quelconque absolutisme théocratique ;
  • et, finalement, que la réintégration de cette perspective divine, révélée dans la Parole de Dieu, rend à la vie humaine et sociale l’étoile polaire d’une finalité extra sociale, astre disparu depuis la révolution astronomique du XVIIe siècle.

Cet ouvrage est une étape importante dans le rétablissement d’une pensée chrétienne englobant tous les domaines de la vie. Il ouvre la voie à la formulation de solutions sensées et durables aux crises qui secouent notre civilisation.

MARCEL Pierre

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Souffrir... Mais pour quoi?

160 pages, broché, 1994

Éditions l’Age d’Homme Collection Messages (25 francs)

Tous, sans exception, nous sommes appelés à souffrir. Mais quand la souffrance nous empoigne, subitement ou sournoisement, nous nous interrogeons douloureuse-ment : Pourquoi moi, et pas un autre ? Qu’aurais-je donc fait pour mériter de telles souffrances ? Quel sens, s’il en existe, peuvent donc revêtir tant de peines, tant de misères ? Et Dieu dans tout cela, où donc est-il, que fait-il ?

Le pasteur Pierre Marcel dans cet ouvrage – son testament spirituel auquel il mettait le point final quelques jours avant sa mort – cherche à répondre à nos interrogations. Aux pourquoi du doute, de la crainte et de l’incompréhension et même de nos révoltes, il répond par le pour quoi, dans quel but, de l’intelligence de la foi. Se faisant un écho scrupuleux de l’enseignement biblique, il nous révèle que la souffrance pour le chrétien n’est jamais ni punition, ou expiation, ni châtiment divin pour nos fautes, ou condamnation, mais l’œuvre miséricordieuse d’un Dieu juste et plein d’amour envers ses enfants. Par la souffrance, notre Père céleste travaille nos vies avec patience et bonté pour y reformer, y refaçonner Son image si cruellement déformée en nous par le péché.

Dans la ligne de la grande pédagogie des âmes de la tradition véritable de la Réforme le Pasteur Marcel, dans cette profonde et si simple méditation sur la condition douloureuse des hommes, nous fait, comme en passant, redécouvrir, parmi bien d’autres trésors : le sens pour nos vies de la Sainte Écriture, la différence entre la logique implacable des sciences (qui ne peut que constater des réalités inéluctables) et celle, divine, de la Foi, qui ouvre nos intelligences à une compréhension juste de la réalité. Ainsi il éclaire la question si difficile de la liberté de l’homme agissant, ou selon la pente de son péché ou dans la voie de cette vie nouvelle que communique la grâce. Il nous montre la route royale du bonheur des hommes, celle de l’obéissance aux commandements de Dieu. Par-dessus tout apparaissent la beauté et la magnificence de l’œuvre créatrice, providentielle et rédemptrice d’un Dieu Saint qui cherche, à travers nos souffrances, à restaurer en nous la perfection de l’image de son Fils Jésus-Christ.

Ce chef d’œuvre de théologie pastorale, ce classique, comme le décrit le professeur Paul Wells dans sa préface, est introduit par l’évocation de la vie du Pasteur Marcel due à la plume de son vieil ami, le doyen honoraire Pierre Courthial, et se termine par une bibliographie de ses travaux.


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