Résister et construire No 28-29

De Calvinisme
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Avril - Juillet 1994

BERTHOUD Jean-Marc - Editorial - La famine de la Parole de Dieu

THOBOIS Jean-Marc - Certaines traductions de la Bible sont mauvaises

RUSHDOONY John Rousas - Le jugement

BERTHOUD Jean-Marc - Lettre ouverte à un traducteur évangélique de la Bible

RIPLINGER G. A. - Comment comprendre la Bible

CHOPARD Anthony - Rock chrétien?

WELLS Paul - "Les pièges" de Kraege

GOGUEL Frédéric - Les chrétiens assyriens d'Irak

GOGUEL Frédéric - Églises en voie d'extinction - la Turquie

Couverture
Le portrait sur la couverture est celui du pasteur Klaas Schilder (1890-1952). Avec Abraham Kuyper, au siècle passé, et Herman Bavinck et Herman Dooyeweerd en ce siècle, Schilder est sans conteste une des plus grandes figures du renouveau moderne du calvinisme confessant au Pays Bas. Auteur de nombreux livres, dont une magnifique méditation sur la passion du Christ en trois volumes, il exerça un ministère fécond comme pasteur avant d’être appelé en 1934 à la chaire de dogmatique à l’université de Kampen. Il fut un des plus grands prédicateurs de son siècle, tenant parfois l’attention passionnée de ses auditeurs pour deux longues heures d’affilée.

Durant toute sa vie Klaas Schilder fut conduit, au travers de l’hebdomadaire La Réformation, à mener un rude combat contre les erreurs religieuses et politiques de son temps. Il lutta contre l’orthodoxie sclérosée d’une partie de son Église et combattit vigoureusement le libéralisme et surtout les nouvelles hérésies de l’époque provenant principalement des théologiens suisses, Karl Barth et Emil Brunner. Il prit position contre le totalitarisme, le communisme et le nazisme, ce qui lui valut d’être interdit de séjour en Allemagne dès 1933.

Lors de l’occupation de son pays en 1940 il ne changea en rien la politique du journal, continuant à dire courageusement la vérité. Le journal fut rapidement supprimé, puis son rédacteur emprisonné. Libéré quelque temps après grâces aux prières des Églises, il dut se cacher pendant une grande partie de la guerre. C’est alors qu’en 1944 son Église (celle établie par Abraham Kuyper au XIXe siècle) lui intenta un procès en hérésie pour sa défense passionnée d’un calvinisme confessionnel Il fut excommunié avec un certain nombre de responsables à un moment où il lu était impossible de se défendre publiquement sans courir le risque d’être arrêté par les nazis. Cette iniquité d’un simulacre de justice ecclésiastique eut comme effet de produire, sans aucune initiative directe de sa part, un schisme spontané qui fit sortir près de 90.000 fidèles de la N.G.K. qui formèrent une Église réformée libre.

Les dernières années de la vie de Schilder furent consacrées à l’organisation de cette nouvelle Église, à l’enseignement théologique et à la rédaction d’un commentaire monumental (malheureusement jamais terminé) sur le Catéchisme de Heidelberg. La traduction en notre langue d’un certain nombre de ses ouvrages ne pourrait que faire le plus grand bien au Christianisme francophone, livré lui aussi aux erreurs du temps par des bergers qui ne savent ni discerner les erreurs du temps, ni lutter contre les loups qui ravagent le troupeau du Seigneur.

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